Hein ?

Sans titre

Zone d’intervention illimitée est un blog littéraire.

Henri Ansbert est un nom de plume. Celui sous lequel écrit, enfin,  essaie d’écrire, l’auteur de ce site. Et il a quelques trucs à faire tourner. Il a publié des nouvelles sous ce nom ainsi que des chroniques sous celui d’Henri de Saint-Ansbert sur Filfax.com site local d’information.

L’auteur, par avance, vous présente toutes ses excuses pour les désagréments éventuels causés par la lecture de ses textes.

Tous droits réservés. Merci.

L’auteur.


Dernière publication :

Décharge(s) Hebdo

Nouvelle

Publiée dans le N°17 de la Revue Squeeze

Thème de ce numéro : « Ultra Premium » (source Squeeze)

squeeze17_couv_kindle-1-723x1024

Dans un monde rempli de propositions, il est crucial de hiérarchiser les choses, les services, les personnes, les produits, afin d’accéder au meilleur pour soi-même.

Voyez les sachets brillants, les avantages et les options spécialement sélectionnées pour vous, les fumées et les parfums, le système de récompense dans le cerveau des gens. Voyez le marketing contemporain, la fatuité, le vide ou le trop-plein. Voyez les tours de magie culturels et les illusions sociales. Embrassez les reliefs merveilleux des paradis ultras premium.

ULTRA PREMIUM : 10 textes Gold, 10 auteurs Platinum pour une fois encore, une fois de plus, (mais cette fois plus encore que les autres), chevaucher et dompter les nuages.


Extrait :

Lorsque je suis entré dans ce canard, on s’appelait « Décharge(s) Hebdo ». On raclait les fonds de tiroirs de l’actualité et on fouillait littéralement les poubelles, les bidets, les égouts et même les décharges, d’où le titre. Mais, notre plus, ce qui faisait notre véritable force, c’était le cul. Il y avait des histoires de viols, de prostitution, de relations, adultères, multiples ou contre-nature avec des objets ou des animaux et des photos hypocritement plus soft pour illustrer, généralement des filles fort peu vêtues avec des nibards gros comac. Les obsédés pouvaient s’adonner à la lecture tout en se relaxant avec les images. Certains disaient qu’on lisait notre journal d’une seule main. Pour nous, ça sonnait plutôt comme un compliment et ça expliquait le « S » entre parenthèses du titre. Chez nous, ce n’était pas « du sang, de la sueur et des larmes » comme chez Churchill, mais « du sang, des tripes et du foutre ». J’y ai passé une quinzaine d’années dans ce foutu journal. Il n’avait manqué qu’une partie de mon salaire qui m’aurait aidé à mieux vivre et le bonheur aurait été complet. Mais j’avais un boulot, c’était déjà ça, et on ne pouvait pas dire que les efforts intellectuels fournis surmenaient ma cervelle. Il fallait juste un peu d’abnégation et de recul, comme pour un employé de la morgue et alors, sang, tripes et foutre passaient comme une lettre à la poste.


Lire la suite ici ou télécharger la revue sur le site de Squeeze


 

Publicités